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La bonne aubaine du réchauffement climatique

Rarement dans l’histoire humaine un tel sujet fut capable de susciter une dynamique consensuelle réconciliant politiques, scientifiques, stars et PDG. L’idée du réchauffement climatique est de nature à nourrir nos marchés pour quelques saisons encore.  

 

Un discours fédérateur

Sur le plan politique voici enfin un discours de champion : sauver la planète. Nettement plus vendeur que le prélèvement d’impôts ou la croissance de la dette, et précisément la justification acceptable de les augmenter.

Sur le plan médiatique voici enfin un discours tragique et pédagogique : sauver la planète. Nettement plus captivant que le fait divers qui ne concerne plus personne.
 
Sur le plan scientifique voici enfin un discours qui rapporte : sauver la planète. Nettement plus facile que la recherche sur l’humain… mais âme sensiblement rigoureuse de scientifique s’abstenir.

Mais sauver la planète de quoi : du "réchauffement climatique" bien sûr ! et tant pis si "réchauffement" appliqué à "climat" est un non sens... ça sonne bien.

Nous pouvons observer une convergence objective d’intérêts à tous les niveaux tellement les rares contradictions, scientifiques celles-là, sont immédiatement étouffées.


Les écologistes pédalent pour le marché

Alors, les ménages sont tenus de se rééquiper pour absolument réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, responsables des catastrophes climatiques. Cela permet de relancer la demande profitant à tous les marchés. Et nos écologistes nous préviennent qu’il va falloir tout changer, tout repenser, d’autant que nos énergies fossiles, non contentes de polluer, vont disparaître, faute de stock.

Les promoteurs d’économie d’énergie, les fabricants d’éoliennes, de panneaux solaires, d’isolants en tout genre se frottent les mains, tandis que nos industries traditionnelles, de l’automobile aux lessives, retrouvent ici du carburant… du moins en théorie.

Résultat en France: l’automobile ne démarre pas et la fédération française du bâtiment prévoit pour 2009 une baisse de l’activité de 6% en volume par rapport à 2008, le marché de l’entretien-amélioration restant stable, étonnamment. Pourtant, à plus long terme, l'activité du secteur devrait bénéficier des mesures du Grenelle de l'Environnement, et en particulier de l'essor des travaux d'économie d'énergie.

Côté indice des prix à la production, la baisse n’est sensible que depuis le mois d’août (en raison du recul des prix de l’énergie), mais rapporté à l’année, il accuse une augmentation de 4,3%. La demande est donc bien au rendez-vous, mais les volumes de production n’ont pas augmenté.


Les prix en hausse durable de l’industrie du verre.

Depuis juin 2006, tous les deux ou trois mois, les grands producteurs de verre plat augmentent leurs tarifs, de fait qu’en janvier 2007 ces hausses cumulées atteignaient 30%. Les années 2007 et 2008 ont d’autant plus poursuivi la hausse, que le prix du baril augmentait. Comme aucune rétractation de la demande n’est en vue, rien ne justifie à l’avenir une baisse du prix du verre, si ce n’est la chute du prix du baril et son maintien à un cours bas.

En effet, le prix du verre sera d’autant plus élevé que depuis 2004 les fabricants ont instauré une surtaxe énergétique indexée sur le prix du baril de pétrole, lequel se raréfie nous assure-t’on ; qu’une très forte demande d’équipement émane de l’Europe de l’Est en pleine construction ; et que les politiques, au nom des économies d’énergie, exigent l’équipement des bâtiments en double vitrage… Les verriers n’ont pas de mal à alléguer que leurs outils de production parviennent tout juste à satisfaire la demande. Quelle aubaine !!

Sophie Barthélemy

Décembre 2008


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